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mardi 4 avril 2017

Jeff Panacloc, l'extraordinaire aventure

TMC
Mercredi 5 avril
20 h 55.
Documentaire de Guillaume Simon et Thierry Colby

Ce documentaire de près de deux heures autour de Jeff Panacloc est un pur régal car il s’en dégage une profonde humanité.
Jeff Panacloc s’y livre certes avec une grande sincérité mais, ce qui nous touche le plus, c’est son extrême simplicité. Il montre beaucoup de recul vis-à-vis de l’extravagant succès qu’il connaît depuis quatre ans. Il est très loin des paillettes, de la suffisance et du star system. Il fait son boulot comme un artisan car il connaît les valeurs du travail. Cela fait partie de ses gènes, de son éducation. Pour le définir, j’ose un néologisme : Jeff Panacloc est un « startisan » !


Le reportage que nous ont concocté Guillaume Simon et Thierry Colby couvre justement les quatre années que vient de vivre le ventriloque. Les extraits de spectacles, les différentes salles, les étapes de sa tournée – y compris sa parenthèse américaine – alternent avec des retours sur son enfance, sur sa scolarité, sur ses relations parfois conflictuelles avec ses parents (c’était lorsqu’il cherchait sa voie et aussi sa voix), son éveil artistique avec l’influence importante de son père, la chanson, sa passion pour la magie jusqu’à la rencontre qui allait être déterminante, celle de David Michel et sa marionnette, Nestor le Pingouin… Tout cela est habilement mélangé, ce qui donne à la fois de la variété et du rythme à l’émission.


Avec la naissance de Jean-Marc, on suit la progression artistique et humaine de Jeff Panacloc, de ses débuts dans les cabarets parisiens à l’apothéose du 10 avril 2016 lors de sa dernière représentation au Palais des Sports en passant par l’Olympia et la tournée des Zéniths. On croise les personnes qui ont jalonné ce parcours, celles qui ont compté. Le soutien de Pascal Obispo, l’aide de Franck Dubosc, l’omniprésence professionnelle et affective de son père, l’investissement inconditionnel de son producteur, Philippe Delmas, et l’assistance chaleureuse et protectrice de son manager Michaël… Très régulièrement, son metteur en scène et ami Jarry, nous passionne par la pertinence de ses analyses. Jarry est l’incontournable pivot sur lequel Jeff peut articuler ses représentations, échanger ses idées créatrices… En fait, si tout a l’air d’aussi bien de passer dans la carrière de Jeff Panacloc c’est parce qu’il y a énormément d’amour autour de lui. Quelle force cela doit lui apporter !


Enfin, élément essentiel, pour une fois Jean-Marc passe au second plan. L’envahissant et insolent primate est carrément mis de côté au profit de son géniteur et manipulateur. C’est ce dont on avait besoin pour mieux connaître cet artiste discret. Car, ce qui m’a vraiment séduit chez Jeff Panacloc, c’est son authentique humilité. Les pieds sur terre, jamais il ne se la pète. Il constate et se réjouit légitimement de sa réussite, mais il n’en tire aucune vanité. Il a su garder intacte sa faculté d’émerveillement. Il est resté quelque part l’enfant marginalisé de Saint-Thibault des Vignes qui cherchait à se construire en dehors de l’école avec son copain Aymeric. Jeff est attachant car vrai. Il se raconte avec modestie, naturellement, sans artifice aucun. En fait, il était prédestiné. Il a tâtonné, il a travaillé (beaucoup), et puis il s’est trouvé. Pour notre plus grand plaisir. Et le sien aussi ; heureusement.
Je suis convaincu que Jeff Panacloc est là pour longtemps. Il n’a pas fini de nous étonner, de nous surprendre, de nous faire rire et de nous émouvoir aussi. Rendez-vous au prochain spectacle.

Gilbert « Critikator » Jouin

vendredi 5 août 2016

Sous les jupons de l'Histoire

Chérie 25
Samedi 6 août à 13 h 25


En jouant de la télécommande, je suis tombé sur une chaîne où je ne m’étais jamais hasardé, Chérie 25, et sur une émission qui m’a laissé littéralement scotché : Sous les jupons de l’Histoire
Cette émission a pourtant débuté en octobre 2013, elle a connu une deuxième saison en janvier 2015, et une troisième fin août 2015. Heureusement, il y a les rediffusions d’été ! Et la providence a fait que je puisse rencontrer ces belles dames du temps jadis que furent les reines, les maîtresses, les favorites, les gourgandines et autres égéries (il y a 24 portraits en tout).
Quel bonheur ! J’ai rarement autant été emballé. Tout m’a plu, tout me plaît dans cette émission.


D’abord sa conception, en forme de magazine compartimenté en différents chapitres : santé, beauté-mode, scandales, cuisine, vie quotidienne… Chacun des intervenants (Stéphane Clerget, Carole Coagsaliou, Marc Fourny, Serge Alzérat, Elisabeth de Feydeau) est brillant, mêlant avec brio un immense savoir historique et un goût malicieux pour les anecdotes croustillantes. Sur le plan documentaire, même si l’on est féru d’Histoire, on en apprend beaucoup tant ces portraits sont fouillés et complets. Il est vrai que lorsqu’on s’aventure sous les jupons, on accède à l’intime… Ensuite, il y a le ton : informatif sans être didactique, moderne sans être branché et, surtout, grâce à la présence truculente de Christine Bravo, systématiquement placé sous le signe de l’humour. Apprendre en s’amusant, il n’y a rien de plus efficace et jouissif… Enfin, il y a la mise en page, les décors, les illustrations et les animations. C’est d’une formidable drôlerie.



Bref, je suis totalement accro à cette remarquable émission. Elle ne peut que plaire à tout le monde. Je sais qu’en me fendant de ce petit papier, je fais vraiment œuvre utile. Ce serait tellement bien qu’une grande chaîne en rachète les droits à Chérie 25. Une telle émission ne peut rester confidentielle. Regardez-la, enregistrez-la, mais ne passez surtout pas à côté. Plaisir garanti !

vendredi 17 avril 2009

De feu et de glace


Diffusion sur TF1, le lundi 20 avril à 20 h 50

Un téléfilm de Joyce Bunuel
Avec Lorie Pester (Alexia Moreno), Christophe Malavoy (Jacques Rocaille), Nadia Fossier (Valérie), Annie Grégorio (Viviane), Linda Bouhenni (Sarah), Olivier Bénard (Malik), Christian Rauth, Aurélie Bancilhon (Katie)…

L’histoire : Alors que les championnats de France de patinage artistique débutent, le public se presse pour assister à la prestation de la jeune Alexia Moreno dont la carrière semble en effet extrêmement prometteuse. Alexia n’a pas ménagé ses efforts pour en arriver là. Lors de son programme sur la glace, la jeune fille chute en tentant un triple axel et se blesse gravement à la cheville. Les médecins diagnostiquent une rupture du tendon d’Achille. Le verdict est sans appel : elle ne pourra jamais rechausser les patins. Le monde d’Alexia s’écroule. Après une vie d’efforts et de sacrifices, la jeune femme se perd dans le milieu des nuits parisiennes pour oublier son échec et rattraper les frustrations d’une jeunesse toute entière consacrée à l’entraînement. Mais le hasard lui fait croiser la route de Jacques Rocaille, un entraîneur de seconde zone qui croit encore en elle. Alexia se trouve alors confrontée à un choix risqué : reprendre le chemin de l’entraînement, au risque d'échouer et de devenir la risée des médias, ou continuer à se perdre dans une vie dépourvue de sens…

Mon avis : La (très) bonne surprise de ce téléfilm quelque peu conventionnel, c'est la prestation de Lorie. Ceci dit, certaines de ses interventions dans des émissions de variétés et ses différentes compositions pleines de charme et de drôlerie au sein de la troupe des Enfoirés nous avaient laissé entrevoir un joli tempérament et un naturel de bon aloi. Mais de là à imaginer qu'elle était capable, pour sa première expérience d'actrice, de porter un film entier sur ses charmantes épaules, il y avait un gros pas à franchir. Car, présente à l'image de bout en bout, elle est pratiquement de toutes les scènes.

L'histoire d'abord. Bon, ce n'est pas le scénario du siècle. Tout y est tellement prévisible que l'on ressent une vague sensation de déjà vu. C'est un conte classique sur la rédemption. C'est bon enfant, c'est gentiment à l'eau de rose mais, au moins, ça véhicule de jolis sentiments et un message réellement positif. Tous les comédiens jouent le jeu, les personnges ne sont jamais trop caricaturaux, ce qui se fait que ce téléfilm se laisse regarder sans déplaisir.
Mais la prestation de Lorie vaut le détour et mérite qu'on s'y attarde. Elle est totalement crédible, sa présence est lumineuse, elle sait parfaitement distiller toute la gamme des sentiments que la pauvre Alexia Moreno qu'elle incarne doit vivre. Il y a certaines scènes dans lesquelles elle est carrément bouleversante.
On peut affirmer sans trop se tromper qu'une belle (double) carrière s'ouvre à elle. On a même hâte de la voir dans un registre un peu plus musclé. On sent qu'elle est apte à tout jouer. Elle est formatée pour ça. C'est inné, quoi ! Il y a vraiment deux Laure en elle...

mardi 18 décembre 2007

La Légende des 3 clefs


Jeudi 20 décembre
M6 - 20 h 50


Mini-série en trois épisodes de 90 minutes.
Réalisée par Patrick Dewolf
Avec : Julie Gayet (Béatrice Sancier), Thierry Neuvic (Mathieu Di Maggio), Julie de Bona (Vanessa), Jean-Pierre Lorit (Nicolas Sancier), Danièle Lebrun (Mathilde Sancier), Michel Duchaussoy (Charles Sancier), Thierry Hancisse (Rohmer), Delphine Rollin (Delphine), Marc Duret (Simon), Dominique Guillo (Sandhoz)...
Et les enfants : Manon Gaurin (Juliette), Paul Blaise (Damien), Julien Crampon (Jimmy)

Ma note : 7,5/10

L'histoire : Damien est incroyablement facile en mathématiques, Juliette possède le don de parler toutes les langues, Jimmy a la faculté de dessiner ce qui va arriver...
Ils ont 13 ans, ils sont nés le même jour, ils sont surdoués...
Ils vont être amenés à se rencontrer, ou plutôt à se retrouver... Mais un groupe d'hommes armés est à leurs trousses et le danger rôde partout... Les enfants ne peuvent faire confiance à personne, sauf à Béatrice, la belle-mère de Damien, à Mathieu, un policier marginal, et à Vanessa, la ravissante soeur de Jimmy. Commence alors une aventure qui les mènera à la découverte d'un secret remontant à la nuit des temps...
Trois enfants, trois dons... trois clefs...

Mon avis : Même si l'idée de devoir me passer de Prison Break jeudi soir m'est insupportable, je me dois de vous signaler la qualité de cette mini-série ambitieuse que nous propose M6. L'éminente productrice Nelly Kafsky n'a pas lésiné sur les moyens pour nous offrir une histoire qui devrait captiver un très large public.
Nous sommes dans un savant mélange de Club des Cinq et du Da Vinci Code. Régulièrement, la légende tenace du fameux trésor des Templiers revient à la surface. Sept siècles après la terrible malédiction proférée sur son bûcher par le dernier grand maître de l'Ordre, Jacques de Molay, trois enfants aux dons surnaturels vont avoir pour mission de réunir les trois clefs qui vont les mener à la récompense suprême. Mais, évidemment, des groupuscules résurgents des castes moyenâgeuses sont prêts à utiliser tous les moyens, y compris le meurtre, pour s'approprier le dit trésor.
On est très vite embarqué par cette histoire, fantastique certes, maus rudement bien ficelée. C'est Indiana Jones qui bouscule sans vergogne une Bibliothèque Verte mâtinée de BD. On pense aussi, en raison de la présence d'enfants surdoués, à La nuit des enfants rois de Bernard Lentéric. On ne peut que se laisser prendre. D'autant que ce n'est jamais mièvre. Cette série ne s'adresse pas aux tout petits car la violence n'y est pas édulcorée. les méchants sont vraiment méchants et sans aucun scrupules. L'histoire monte en puissance, en même temps que le suspense, pour prendre un rythme de plus en plus haletant. Ce qui est bien aussi dans cette série, c'est que les adultes se donnent à fond dans ce jeu de piste.
D'ailleurs, la qualité du casting est à mettre en exergue. Le couple Danièle Lebrun-Michel Duchaussoy est particulièrement réussi ; elle en mégère impitoyable, lui en patriarche énigmatique. Dans leur sillon, tous sont parfaitement bien à leur place et dans leur rôle. Très rare à la télévision, Julie Gayet semble prendre un énorme plaisir à se métamorphoser, ainsi qu'elle le confie elle-même, "en Kathleen Turner dans A la poursuite du diamant vert".
Honnêtement, ces 3 clefs vont vous ouvrir toutes grandes les portes de l'aventure et vous offrir trois soirées de pure détente et de pur divertissement.